[ Le truc con - bilan de la courbe d'avancement de la paix avec soi - note totalement superficielle ]
20h39
8,8°C
Saison 5 - dernier épisode

Aujourd'hui je m'en vais faire un peu de tri sur la toile. Mon hébergeur d'images par exemple, est littéralement pollué. Alors au vu du nombre impressionnant de page à visualiser, je prends mon mal en patience et je commence à trier. Bref, un truc tout con. Je supprime une à une les photos pollutions. Et puis au bout d'un moment, ça devait bien arrivé, j'entame les photos archives de ma vie, avec, je vous le donne en milles, des photos de moi. Le truc bien con.
Des photos de moi à toutes les époques où je me suis détestée. Epoque ou je me trouvais moche, époque ou je trouvais mon corps informe. Et puis époque aussi où ça allait très bien. Ou j'avais pris du poids, certes, mais où, au final, je n'en avais pas fait une maladie, en pleine harmonie avec pour la première fois de mon existence, une paire de seins qui me satisfaisait pleinement! Le truc bien bien con hein. Ils n'avaient pourtant pas dépasser le A habituel, mais ils étaient superbes, je les aimaient. D'ailleurs je m'aimais presque tout entière. J'avais donc d'autres centres de focalisations, d'autres chats à fouetter. La paix commençait à s'installer.
A force de cliquer, de supprimer, je tombe sur la photo qui ne fallait pas. Celle où, sans complexe enfin, j'acceptais la photo en débardeur sans soutient-gorge. En même temps, avec un A, je n'ai pas non plus deux enclumes à soutenir. Ce qu'il fait savoir aussi, c'est que les anglais débarquent d'ici peu. La stabilité émotive et psychologique n'est donc pas d'actualité. Vraiment le truc de con. Alors c'est double déprime illico à la vue de ces archives.
J'avance dans mon tirage, un peu maso sur les bords. Archive d'une période de mincitude. Alors je n'étais certes pas bien épaisse, mais je me trouvais grosse. La lycéenne pas chiante. Quelle époque. J'avais des jambes de rêves oui, mais trop stupide pour le savoir. Je les regrettes. Truc à la con.
Du coup, je fais le bilan. Le bilan de con qu'on ne devrait pas faire.
J'étais mince. Je ne m'aimais pas. J'ai grossi, j'ai eux du mal à l'accepter, mais j'ai pleinement apprécier tout ce que dame nature m'a offert avec ça. J'ai tout de même détester les poteaux qui m'ont servis de jambes. Ca ne m'a pas empêcher de vivre. Et puis j'ai maigri. J'ai aimé aussi. Ca s'égalisait on va dire. J'ai aimé perdre une taille de pantalon, rentrée dans mes bas et mes collants que j'avaient condamnés dans un coin. J'étais donc doublement satisfaite. J'avais, en grossissant appris à m'aimer et puis, tout à coup, je retrouvais un corps connu. J'avais un peu le beurre et l'argent du beurre.
Seulement voilà, Dame nature fait super bien les choses. On perds d'abord là où on n'a pas besoin. D'abord en haut et après en bas. Chic. J'ai perdu mes repère là. Truc de con, truc à la con. Je n'ai plus l'air bouffie mais j'ai des cuisses immenses, j'ai perdu cet affreux double menton, mais j'ai des fesses disgracieuses. J'ai les bras et les jambes musclés, mais j'ai perdu mon optimisation de poitrine. Je n'ai plus les os des hanches qui ressortent, donc plus personne ne s'imagine que je suis peut-être anorexique, mais mes côtes réaparaissent et c'est pas beau, j'ai l'impression d'avoir 10 ans (ou 50). Le truc ingrat. Alors je crois bien que je ne m'aime plus. Ou toujours pas.
Plus ou pas? Truc de con d'ingrat à la con!
C'est pourtant pas bien compliqué. Je veux mes jambes d'avant, avec mes seins d'après, sans perde les muscles (bon, la scoliose on va pas la compter) et m'aimer, donc ne plus y penser. Mais je crois que c'est foutu parce que j'y pense déjà trop.
En maigrissant un peu, et en ayant fait la paix avec moi-même, dans ma logique, cela devait être tout bénéf, la paix absolue. Et pourtant ça ne l'est pas. Bêtement, je pensais que c'était acquis. Un peu comme un truc en plus à rayer de la liste.
Je suis terriblement déçue.
[ En ville ]
23h03
8°C
Saison 3 - Episode 22
Besoin de produire! De prendre des photos, de les trier, les manipuler, les renverser...
Ma production photographique est au point mort. Mon appareil ne suscite plus aucun intérêt en moi, les lieux non plus. Prendre mon appareil m'ennuie, m'encombre, me lasse. Lorsque je le prends finalement avec moi, c'est en vain. Je ne prends aucune photo, je n'en ai aucune envie. Mais alors aucune. Pourtant, certains soir, je ressens comme un manque. Mais c'est devenu rare.
J'ai envie de parcourir une ville. Les Villes. Et de cadrer, de photographier. Parfois au hasard. J'ai envie de marcher sur les pavés des rues désertes, de sentir le bitume mouillé. J'aime voir et sentir les nuages approcher, le ciel, et bientôt les ruelles ou les places s'assombrirent doucement. J'aime sentir les changements. Autant que j'aime les ambiances statiques. Comme si rien n'avançait, en pause, la seule chose qui passe étant le temps peut-être.
J'aime à regarder une situation dans son ensemble. J'aime à tombée au hasard sur un détail, de l'insolite.
J'aime juste être là, et tenter de retranscrire le moment, aussi fidèlement que possible, avec les moyens que j'ai; le son, l'image, les mots, et d'autres... Parfois je regarde les gens autour de moi. Sans pour autant chercher à déceler quelque chose en eux, les décrypter. Non, je les regarde juste. Il serait plutôt question d'un regard de constat ou de description plus ou moins passif.
J'aime partir à l'aveuglette. Je prends des rues inconnues, je vais loin. Je me change de paysage.
Et puis il y a les parcours réguliers. Ceux que j'empruntes lorsque je ne n'ai pas le courage ou l'envie de marcher aveugle. Que je veux pas me distraire par la nouveauté.
La plupart de mes marches se font en musique. Je cherche quelque chose; un mot, un moment, un début de récit, un sentiment ou que sais-je encore. Parfois rien. Mon esprit à besoin d'en conditionnement, une mise en situation. Alors, fonction de se je souhaite retranscrire, du moins, tenter de, je prends tel ou tel chemin - fonction de la durée du parcours - et je sélectionne telle ou telle musique.
Parfois, un petit trajet me suffit. Mais je marche vite, et j'aime à me perdre dans le temps, toujours vide de plus de musique et d'inspiration.
Il y a les petits parcours tranquilles, ceux où je ne croiserais personne. Il y a les petits parcours sinueux, traversant les places où l'afflux dépend alors du moment de la journée, du temps...
Je ne marche pas obligatoirement pour aboutir à une production quelconque.
Je marche souvent juste pour me perdre dans le temps. Pour noyer mon ennui, pour ne plus penser à rien. Je me laisse porter. Par la musique, mes enjambées, les pavés, les toits...
Je ne sais pas forcément à l'avance ou je vais. Le parcours se fait devant le fait accomplis. Je ne regarde même pas où je vais. Peu importe. Je m'en fiche. Mes marches sont parfois si longues, que cela me fatigue et même si mon esprit n'en à que faire, mon corps peine à rentrer.
Parfois la batterie me lâche. Alors j'entends les bruits de la ville. Ces bruits sont différents fonction des heures. Parfois je les décryptes. Parfois je les écoutes seulement.
Je me perds, je me fatigue. Je me saoule au gré des murs, des pavés, des angles, du gris dans le ciel, des rayons de lumières, des feuilles mortes dans les caniveaux. Je m'inspire, je me vide. Je m'oxygène et m'essouffle.
Mes yeux se ferment, là.
Blutengel - The End Of Love, Iron Heat, Our Time (Angel Dust)
[ En attendant ]
16h32
18,3°C
Je me sens frustrée. Et puis je m'ennuie.
Je ne sais pas quoi faire. J'aurais bien des trucs à faire mais je ne peux m'empêcher de rester là, assise devant mon ordinateur et à ruminer.
J'ai l'impression que je reste sur ma faim. Mais faim de quoi? Je ne sais plus très bien.
Il fait beau, il ne fait que 18°C et pourtant il fait déjà si chaud.
Je culpabilise de ne rien faire, du moins, de ne pas sortir faire un truc. Habituellement, lorsque je suis en week-end, je bouge un peu, je monte au moins en ville. J'ai toujours un truc à faire (poster une lettre, voir une copine, faire des petites courses). Là, rien.
Le temps passe si lentement.
J'ai souvent l'impression que les choses ne vont pas assez vite. Et par moment, tout vas trop vite...
Les semis on pris. Le tournesol n'a pas mit bien longtemps. Le fenugrec me laisse un peu septique, je ne sais pas. Il à une drôle de tête et une croissance qui semble arrêté. Quand au piment...je crois que je vais devoir m'armer de patience. Le reste est déjà en bac. Mais je ne serais peut-être pas là pour la récolte. Il faut que je trouve une solution...
[ Arras, Part II - Pas de chance, le mercredi, c'est Expression Plastique ]
Samedi 25 février 2012
23h31
8°C

Le réveil sonne. Oh non... Je le repousse. D'abord de la demi-heure habituelle et prévue. Puis un quart d'heure. Dix minutes. Cinq minutes. Cinq minutes. Cinq minutes. Cinq mi...oh non là je peux plus repousser.
Je cherche mes lunettes, je titube jusqu'à la salle de bain. Je prends une douche trop chaude. Je m'habille en deux temps trois mouvement. Toujours la même chose; une sempiternelle jupe longue, et la sempiternelle superposition débardeur-haut à manches courtes-haut à manches longues-pull. Je ne me maquille même plus (à savoir qu'avant je ne m'étais que du fard à paupière du khol et un coup de mascara point barre). Je dresse les mèches rebelles. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi je faisais cela. Ca ne ressemblait à rien au final ont me disait toujours que j'étais superbement bien coiffer...lorsque je ne l'étais pas, tout droit sortie du lit!...Mais ne pas me coiffer, impensable. Passons.
Je prends un thé. Je prends un thé? Je ne sais plus quand c'est affirmé le rituel thé ou thé au jus de citron chaque matin pour unique petit-déjeuné. Pas de thé ce matin. J'attrape mon sac, sempiternelle vérification de son contenu, veste pourrie, superposition mitaine sur haut à manches longues-gant par-dessus pull. Et enfin, le moment tant attendu, la mise en route de mon baladeur cd (vieux machin de l'époque).
Un placement judicieux dans le sac, coincement calculé du cable dans la lanière du sac, volume bien trop fort. Je dévale trois étages. Et me voilà élancée. Je marche cent cinquante ans pour me rendre à l'Esmaa. Je marche? Je ne suis pas sure, je marche vraiment très vite, au rythme de la musique. Le chemin est toujours long, mais toujours trop court. J'aimerais marcher encore et encore. Profiter de la musique.
La marche musicale est presque exutoire. Parfois je ne pense presque plus à rien.
La Grand Place. Et merde j'arrive bientôt.
Je commence à voir des étudiants sur les trottoirs. Je n'ai envie de voir personne, de ne parler à personne. Pas de chance, le mercredi, c'est Expression Plastique. Expression Plastique rime avec toute la promo dans la même grande salle, à une même grande table, beaucoup de bruit, de cris, de gloussements de poulailler, pas le choix de ses voisins et autres joyeusetés... Une promo entière ou presque qui méprise du regard tout ce qui bouge, et qui bien souvent ouvre la bouche pour ne rien dire. Autant de paires d'yeux qui se demandent qu'est-ce que tu fous-là et qui aimeraient plutôt que tu ne sois pas là. Mais, vous croyez quoi bandes de courges? Moi non plus j'ai pas envie d'être là, moi non plus je n'ai pas envie de voir vos têtes de tubercules méprisantes et ignorantes, d'assister à vos ballets immatures, d'entendre vos commentaires sournois, vos discours sans profondeurs, votre jalousie et votre crétinerie à longueur de temps.
J'aurais mieux fait de ne pas me lever ce matin. Mais je pourrais me dire ça tous les matins! Je ne leur parle presque pas. Je suis la muette à un bout de l'immense salle, branchée à son balladeur, plongée dans son boulot, ou dans ses écritures personnelles. Mais apparemment je les fais chier. Je ne leur fait pourtant rien, au contraire, je suis l'exemple même de la fille pas chiante, puisque je suis inexistante. Alors bon, mon corps est bien planté là, certes, mais rien n'oblige les yeux de ces petites sardines dans leurs jus de me regarder.
N'auraient-elles rien d'autre à faire?
Je n'ai pas le choix d'être là, alors je les ignores, et je fais mon travail. Jusqu'à que je me fasse interrompre. Je sais bien que tout droit sorti de mon lycée je suis l'immature et la connerie incarnée. Mais pour toutes ces autres qui ont fait des études sup avant d'atterrir ici, c'est la grande école primaire!
Et le poulailler primaire l'est rester jusqu'au bout.... Dans ma naiveté d'ex-lycéene je pensais que l'ignorance suffirait. J'avais tord! Alors j'ai supporter. Le mercredi, toute la journée, c'était cours d'Expression Supportation. Je me sentais déjà tellement seule chez moi, en-dehors, mais je me sentais tout aussi seule durant toutes ces heures d'Expression Plastique entourée de tout ces gens que je ne voulais ni voir, ni entendre, ni sentir à côté de moi.
A la fin de la journée, je superpose mes couches de vêtements. Ultime vérification du contenu de mon sac, placement du baladeur cd, le câble dans la lanière. Je dévale les escaliers, deux étages, et je remonte la pente pour sortir de l'impasse. Je marche au rythme de la musique jusque chez moi. Je passe par les ruelles mornes, devant le Super Proxi, je croise encore des dingues dans mon immeuble. Je ferme à clé la porte de mon appartement. Et je me trouve seule. Je vais me coucher tard, repousser le réveil au matin.
Je vais me faire à manger, sans conviction, allumer mon Mac sans conviction, soupirer et regarder pas la fenêtre sans espoir. Je suis seule, mais je ne vous aime tellement pas.
Je ne sais plus.

Dead Can Dance - Anywhere Out Of The World (album)
[ Arras, Part I - Face au lotissement ]
Samedi 25 février 2012
23h31
8°C

Il fait gris. Tout gris.
Le quartier résidentiel en face semble mort. Tout semble éteint. Tout comme moi? Je ne sais pas si je suis éteinte. Je sais par contre que je ne suis pas sure de me sentir vivante. A vrai dire je ne suis plus sur de rien. Sauf qu'il fait gris, que l'atmosphère est lourde, pesante, et en même temps si agréable. Je marche dans mon studio, regardant cette lourdeur ambigu par la fenêtre. Je balai le lino rose saumon gris moche avec mes trois chaussettes enfilées l'une par-dessus l'autre. Le Mac est posé sur le tabouret Ikea, et Garbage tourne depuis un site d'écoute ou un site de video. J'ai du travail certainement. Mais je m'ennuie.
Je ne sais plus.
Je sais que je vais descendre, traverser le hall d'entrée dégoûtant et croiser les dingues de mon immeuble, pour me rendre au Super Proxi juste en haut de la rue. Je vais acheter une baguette gonflette* à 1 euro, avec une mini plaquette de beurre demi-sel et un camembert encore plâtreux. Le pain sera encore chaud, tout frais, croustillant. Je vais donc me dépêcher de rentrer, de monter les trois étages pour étaler mon beurre et coller de bons gros morceaux de camembert sur la moitié du pain tiède. L'une des gourmandises absolue par temps grisâtre.
C'est le week-end. Un dimanche certainement. Il n'y a que le Proxi d'ouvert le dimanche dans le coin.
Je passe des week-end à tout et à rien. Je travail pour l'Esmaa, ou je tourne en rond. Je m'ennuie et je rumine, je me pose des questions. Je m'en pose toujours trop. Mes journées ne ressemble à rien. Je n'arrive pas à me lever, je n'arrive pas à avancer, je traîne. Je repousse un peu. Parce que j'ai la flemme de me prendre la tête sur le même boulot qui me gonfle depuis une semaine, parce que je sais que je vais avoir envie de sortir me promener et de voir mes amis mais que j'ai l'impression de ne plus en avoir. Je passerais le week-end toute seule de toute façon. Et je vais trop penser.
Il n'y a rien à faire dans cette ville. Si je vais faire des courses dans le centre, je vais repousser le moment où je devrais rentrer chez moi, à l'autre bout de la ville, coupée de tout. Et je vais soupirer encore une fois du manque de dynamisme, de vie de cet endroit. J'ai le sentiment que rien, absolument rien n'est fait pour moi ici. Et je ne peux même pas dire, aller hop, je prends un TER et je vais rejoindre...ben rejoindre qui? Rejoindre quoi? Alors oui, je pourrais pousser vers la métropole pour me perdre dans l'immense Furet, prendre des photos à La Treille etc. Sauf que depuis peu, le fait de m'y rendre me fait penser aux gens que je pense ne plus jamais revoir ou... oh je ne sais plus. Je n'arrête pas d'y penser. Là-bas ou dans mon studio minable de cette ville affreuse, la solitude est la même. L'abandon reste le même.
Et je m'abandonne petit à petit.
Je fais le vide. J'entends le vide. Je regarde le vide des quartiers maussade par ma fenêtre. J'entends mes démons. Je suis vide. Et lourde de la grisaille qui ne s'en va jamais. Je remplis d'une façon ou d'une autre. Par une promenade interminable sous la pluie, des larmes, des textes, un blog, et des demi-baguettes au beurre demi-sel et au camembert. Et je désespère. Et je meurt.
* Baguette industrielle premier prix
Garbage - I Think I'm Paranoid
Depeche Mode - Never Let Me Down Again
[ J'ai la ferme conviction que je ne serais jamais astronaute ou à la tête d'un troupeau de brebis ]
23h40
2°C
Je pensais devenir libraire. Mais je fais des crèmes.
J'aime bien ça, donc, tans mieux. Seulement même si ça m'éclate là, maintenant, je ne suis pas certaine de vouloir faire ça de ma vie. Je n'arrive pas à m'y résoudre. Un jour ça va m'exploser à la figure. Je n'arrive pas à me voir faire une croix sur l'art. Parce que c'est - bêtement peut-être - comme ça que je le vois. Faire des crèmes et des soins du corps, c'est renoncer à l'art! C'est renoncer à la beauté des choses, renoncer aux images, gaspiller des textes et des photos, abandonner les livres, l'architecture, l'espace, les lieux, les vides, les beaux, les...
Tout le monde me pousse à persévérer dans la cosmétique. Pour gagner un peu d'argent et transmettre mes expériences oui pourquoi pas, mais pour le reste... Est-ce parce que je suis enthousiaste pour beaucoup de chose? Parce que bon, je me passionne pour pas mal de chose, et je sais aussi que je peux faire pleins de chose. Bon, je dis pas, j'ai la ferme conviction tout de même que je ne serais jamais astronaute ou à la tête d'un troupeau de 300 bebris... Si j'écoute ma voisine adorée, je devrais vendre mes cakes sur le marché et animer des cours de cuisine. Si j'écoute mon père et ma copine X, je devrais récolter mes plantes et vendre mes tisanes. Si j'écoute ma mère je devrais donner des conseils en communication et aider les étudiants à monter des dossiers artistiques, les présenter etc. Quoi que pour ce dernier je pense que ça serait vraiment bien, c'est mon rayon et tout le patacaisse. Dernièrement je me suis lancer dans la réalisation de chocolat (alors que j'aime pas le chocolat, mais c'est une autre histoire), alors peut-être que je devrais songer à devenir chocolatière?
Non pas que je méprise tout cela, pas du tout, mais je ne suis pas prête à me lancer tête baisser parce qu'un truc m'anime ou me passionne et que les autres "trouvent que..." ou "pensent que...". Ca peut être dangereux.
Je me demande, pour cette histoire de crème si, là, pour le coup, c'est pas tout simplement parce que ce n'est pas banal et que je suis ptet un chouille douée. Enfin tout est relatif hein; je suis dite douée parce que l'émulsion prends c'est tout. Si ça se trouve, au fond, mes produits sont une véritable merde sans intérêt. Tout le monde s'emballe à ma place dans cette histoire. Tout le monde s'emballe parce que c'est extraordinaire à leurs yeux, peu commun. Ma voisine, ma mère et ma soeur font aussi des cakes, mais elles ne font pas de cosmétiques. Voilà tout. Soit. J'avoue que mes amies me demandant de leurs faire découvrir cet univers, mes petites crèmes, de leurs concocter tel ou tel produits ça me fait plaisir, et tout comme lorsque je cuisine, j'ai envie de le partager avec autrui. Mais...
Toujours ce satané mais. Mais voilà, oui, mais. Tout le monde s'emballe pour moi. Ca finis par me faire peur. Je ne suis pas sûre que le projet soit viable, je ne suis pas sûre de m'épanouir longtemps dans ce domaine là. Je sais que ma place, mon envie, ma passion est ailleurs. Même si pour le moment, derrière mes frites, je suis loin de la place artistique don je rêvais. En fait je ne suis pas sûre d'être animée longtemps. C'est bête. Mais qui me dit que ça va pas durer tout ça? Rah je me pose ptet trop de question.
Cette formation pour ma librairie un jour, j'y pense depuis des années, bien avant cette mayonnaise montante de crème de jour.
Je m'y perds, entre le désirs des autres et mes propres ambitions. Je m'anime pour des tas de chose alors comment trouver la bonne? Celle qui est viable professionnellement parlant (entre autre)?
Il y a des jours ou je suis peut-être trop terre-à-terre. Et puis parfois je me dis que les autres on peut-être raison. Ce qui me fait cogiter et douter à ce point c'est ce point de vue que je n'ai pas. Tous, ils me connaissent, m'ont vu et me voit évoluer et on su par le passé me conseiller, me guider. On voit bien souvent beaucoup de chose chez les autres plutôt que chez soi. On dégage des choses que le reste du monde peut percevoir. La vision extérieure est plus objective que la vision interne. Je me dis que, si tout le monde me pousse dans une vois c'est parce que de part ce que je dégage, ce qu'il perçoive, c'est le bonne voie.
Il se peu aussi que je ne sois qu'un fantasme vivant pour eux.
Il se peu encore que la crise et mon travail actuel pousse à peu près tout le monde dans la première voie venue.
Je vais peut-être rater une mayonnaise pour voir.
Blutengel - Angel Dust
[ Arras à fond la caisse // Hamlet - Robert le Magnifique ]
Mercredi 22 février 2012
00h37
2°C

Je farfouille le Mac, je retourne la musique. J'écoute un ou deux morceaux par-ci par-là. Je finis bien évidement par retomber sur mes bandes sons arrageoises. J'ai écoutés tellement de choses dans cette ville. Normal, le calvaire à durée trois ans. Trois ans. Trois années dans une ville que j'ai haie profondément, dans une région que j'ai profondément aimé. Trois ans d'images et de sons. Je dirais pourtant que j'ai tatonné, les deux premières années.
J'ai certes beaucoup écouté, mais je ne me suis que très légèrement éméchée... La dernière année, aux Amoureux* je me suis saoulée, littéralement noyée, à finir ivre morte. La douceur des premiers états d'ébriétés ont menés à la transe musicale, transe qui elle, à menée à l'overdose musicale.
Mes tympans sont toujours entiers ils vont bien. Mon cerveau lui reste marqué. Le cerveau reste toujours marqué. Le cerveau ce n'est que du gras, principalement. Mais j'aurai tendance à dire que l'on se trompe! Le cerveau, c'est une éponge.
Je ne sais pas vous, mais le mien en tout cas est une. Il n'y a qu'a voir la quantité astronomique d'information qu'il emmagasine. Rien qu'en une année, toutes les images, les sons, les lignes, les chiffres que je lui ai fait absorber. Il faut rajouter à cela ce travail permanent de mémoire; la nostalgie omniprésente, la redondance des sons, des textes, des mots, des sentiments, des ressenties, des impressions, des... Cette capacité à tout avaler, et à tout ressortir par un simple stimuli, visuel ou sonore, ou même sans.
/ Je ne parlerais pas du comportement humain aujourd'hui. Car en fait, je suis une éponge. /
En un an j'ai complètement imbibée mon cerveau. Comme le baba. C'est gonflé et ça déborde un peu. Je l'avais déjà bien bercée pendant toutes ces années auparavant, mais cela n'était déjà plus suffisant. Il en fallait toujours plus. Au départ c'était l'envie, ensuite ce fut le besoin. Besoin d'écrire, besoin d'écouter.
De manière générale, les deux sont toujours aller de paires. L'un à du mal à vivre sans l'autre. Ils pataugent un peu.
Tellement de sons et d'images aux Amoureux que même avec une mémoire bien entrainée, j'oublie. Inéviablement. Parfois des petits bouts ressurgissent, des petits bouts oubliés qui laisse quoi. On connait la musique par coeur, la redondance, mais on se fait quand même surprendre. Remarquez, ce n'est pas un mal...
//
Pourquoi toujours cette nostalgie? Le syndrôme de la noslagie, exercice mentale omniprésent.
Question à laquelle on à déjà répondu plusieurs fois, et que l'on se pose inlassablement, comme un mystère non élucidé. Alors qu'il n'en ai rien. Pourquoi ce besoin continuel de se plonger dans les dédalles du passé? Surtout celui-ci. Arras. Il y a un manque, c'est certain. Manque du Nord-Pas-de-Calais. Mais pas que.
Les mots m'échappent. Mes pensées se brouillent. Pourquoi ce besoin aussi important que celui d'écouter volontairement telle ou telle musique? Pour écrire, cette mémoire sonore est bien pratique je vous l'accorde. Un doute, besoin d'une pécision; la musique A écouté au moment B1 m'aide à mieux définir la couleur et la lumière du dit moment B1. On pars de l'écris à la musique. Le stylo et le cerveau vont à la musique.
Mais lorsque c'est la musique qui mène à l'écrit? Deux cas de figure: soit c'est le besoin d'écriture classique dû à de nouvelles inspirations, de nouvelles idées, un sentiments etc - soit c'est la montée nostagique. Soit. Sauf que le cerveau sait pertinemment les musiques qui mènent tout droit vers ce chemin, celles qui plongent instantanément en arrière. Celles que l'ont à trop écouté, trop bu. Celles dont on à abusé au moment B1, et dont on n'a abusé par la suite pour mieux définir.
Je crois bien que je suis trop fatiguée. De part le temps que j'ai mis à écrire toutes ces inépties, ainsi que leurs... fond. Le fond la forme, et surtout la forme de mon oreiller, juste là. Je verrais ça demain.
* A la rentrée de ma dernière année à l'Esmaa, j'ai déménagé dans une petite résidence, juste derrière l'école - la résidence Jean Amoureux, dit "Les Amoureux".
Hamlet - Robert le magnifique
[ Impression un cran au dessus - "Un petit retour à l'ESMA, ça te dis?" ]
21h32 - 4°C
Saison... Canon vs Lexmark

Je suis tout bonnement épuisée. Je suis lasse de tout. Physiquement, j'ai l'impression de passer mes journées dans une lessiveuse. Moralement...moralement? Je suis trop fatiguée pour faire fonctionner mon cerveau. Je sature.
Et cette lettre de motivation! LA lettre de motivation qui, plus je la réécris, plus elle me démotive. Je ne m'en sors pas. Je suis nulle de chez nulle à ce genre d'exercice. Pourtant, c'est très important! Et pourtant j'en ai déjà écrites. Pour des stages, des jobs, des entrées en écoles. Mais à chaque fois c'est la même pagaille. Je vais m'arracher les cheveux. Et une fois qu'elle seras correcte et sur le bureau du DRH, je n'aurais plus qu'a m'acheter une perruque. Ou passer mon entretient chauve.
J'ai tout essayé. Toutes les formulations, tournures possibles. Toutes les situations d'écritures possibles; dans ma voiture loin de tout, dans mon lit au calme, sous thé, sous clopes, en musique, en mode optimiste, en mode pessimiste, par un beau temps ensoleillé, pour après-midi de pluie, avant de manger, après manger etc etc... Même au meilleurs jours, du meilleur de ma forme, avec la plus grande des zenitudes, j'arrive à rien. Je crois bien qu'au fond je suis incapable de me calmer et de ne pas stresser pour ce truc. Je planche dessus comme si je n'avais jamais fais cela de ma vie. C'est ridicule.
Je viens encore de griffonner ma feuille. Lasse, je l'ai posé, plus capable de rien. En fait, j'espère que la nuit m'aidera et me portera conseil pour cette fastidieuse rédaction. C'est pas bien compliqué!
Demandez moi de vous rédigez n'importe quoi, mais pas ça! Je suis capable d'écrire pour tout et pour rien. Je pense même que mes profs devaient être désespérés de me voir écrire autant que de dessiner. J'admets que pondre 100 croquis et dessins d'ambiances ne me motivaient pas beaucoup. Instinctivement, je choisissais d'abords les mots!
Alors je ne vous parle pas du cv... ma nouvelle imprimante est tout bonnement INCAPABLE de m'imprimer une ligne en 0,1!!
Je l'entends encore: "La nouvelle imprimante qu'ils t'ont envoyés, c'est ptet pas la même marque, mais c'est un cran au-dessus!!" Mais oui bien sur, et après la marmotte qui emballe le chocolat dans le papier alu, mon cul c'est du poulet! Alors oui, c'est peut-être une très bonne marque, elle peut-etre hyper-perfomante, mais elle n'arrive pas à la cheville de ma petite Canon! Aaaaaaah mais attention!, elle est un cran au-dessus! Parfaitement, elle fait wifi!...
Super, alors elle est haut de gamme parce qu'elle fait Wifi, et la marmotte elle s'emballe dans le papier alu.
Mais bien sûr, ça m'avance vachement cette histoire! J'imprime pas en Wifi, ça ne me sers à strictement à rien, ça ne l'aide en rien niveau qualité d'impression. Elle imprime pas le 0,1, d'ailleurs, j'ai dans l'idée qu'elle imprimera rien qui sorte d'InDesign ou dIllustrator, mais mais...elle fait wifi! Ca me fait une belle jambe. Si elle est pas capable de m'imprimer du 0,1, son Wififi elle peut se le mettre ou je pense.
J'ai tout tenté, vous pensez bien. Les galères d'impressions ça me connais, j'y ai été confronté très tôt. Pensez bien que P. est venu s'en mêler: "T'as essayé avec un autre papier? T'as essayé tout les paramètres d'impressions? Et en paysage, nan plus? Et les buses...? Mais, t'as essayé en 0,5?". Je vous laisse devinez ma tête.
En 0,5?? Nan mais tu crois vraiment que je vais danser la valse avec la marmotte en alu? Si j'ai pris le plus fin, c'est que ça ne devait certainement pas aller en 0,5. Allez, on est fou, je fais un gros trait en 2 pt en plein milieu, chiche!
Bref. Du coup, après mettre arraché les cheveux sur la moitié du crâne, j'ai laissé tombé, j'ai décidé de faire sans. Du coup, la marmotte se paie bien ma tronche, parce que sans, ça ressemble à plus rien du tout.
Quand je pense à toutes ces heures, toutes ces nuits de veilles devant mon imprimante. A réimprimer la même image, les mêmes pages 10, 20, 30 fois de suites, jusqu'à ce que ce soit bon. Que ce soit parfait et qu'on puisse lancer l'impression du livre dans son intégralité. Je ne vous parles pas de la couverture et de la reliure...
Heureusement que je n'ai qu'une pauvre feuille à imprimer. Dieu sais que j'ai râler, littéralement incendier mon imprimante au fils des nuits, Dieu sais que j'ai pesté contre la médiocrité du rendu de mes images etc... mais sérieusement, à côté de cette Wifi pourrie, ma Canon à vraiment fait des merveilles! En fait, à l'époque il me manquais surtout une bonne leçon de colorimétrie. Mais même. Pas foutue d'imprimer du 0,1... J'en reviens pas.
Alors autant vous le dire tout de suite, depuis que j'ai ce nouvel o.v.n.i. de l'impression, je n'ai imprimé que du texte. J'avais en projet de tirer un de mes livrets surprises pour Elise D., avec tout plein tout plein de photos. J'ai comme dans l'idée que Wifi-proutprout va me faire des pâtés et que la marmotte en alu va faire des U.V.. Et la typo, oh mon Dieu la typo, je ne vais même pas y penser.
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Et, n'étant pas chez moi, je ne peux toujours pas faire de photo.
The Sins Of Thy Beloved - Perpetual Desolation
[ Les frissonnements de la timeuse ]
21h46 - 9°C
Saison 1 épisode 19

C'est que je ne vous ai pas encore parlé de la timeuse! A vrai dire je ne suis pas tout à fait sure de bien l'orthographier.
Pour ceux qui serait un peu dans le flou, ce que je nomme timeuse, c'est cette bêbête équipée dans rouleau de toutes petites étiquettes et qui permet de tout dater. Tout bêtement. Dans mon jargon, je "time" les produits. La timeuse c'est cet outil indispensable (je pense que l'on doit timer entre 200 à 300 fois par jours, les grosses journées, cela ne m'étonnerais pas que l'on atteigne les 400 ou 500 étiquettes de coller!) - cet outil indispensable qui ne marche jamais! Je passe mon temps à tirer une par une les étiquettes, si ce n'est pas la bande directement pour venir décoller une à une les étiquettes de la bande!
Mais il y a des jours ou la bête est coopérative, presque charmante. Toutes les étiquettes se collent à la perfection sans que l'on est besoin de venir traficoter l'engin. Et ces jours-là, laissez-moi vous dire que je frissonne pas mal!
Il y a la timeuse donc, et il y a mon collègue Grudule.
Mon collègue Grudule, il aime bien timer tout ce qui traine. Il time tout et n'importe quoi et surtout moi! Il faut dire que le matin, il n'y a pas trente six personnes. En fait, il n'y a que moi dans ces parages, en dehors de la direction.
Qui n'a jamais fait la ptite blague de timer son collègue?! Vous pensez bien que si je vous raconte cette histoire c'est pour un peu plus que cette blague là!
Nan, en fait, la timeuse ne fait tout! Il y a la timeuse, Grudule et frissonnement.
Grudule ce qui l'intéresse c'est la grosse et grande blague. C'est comme un enfant avec une pelle et un seau dans le bac à sable; il n'arrête plus de faire des pâtés. Pour lui, ça ne devient intéressant que si il me time cinquante fois de suite. Autant dire, tout le dos. Mon collègue Grudule c'est un grand enfant. Gaspiller les étiquettes de la bête c'est toujours bien plus intéressant que de timer les bacs de bouffe qu'il remplis chaque matins.
Il le fait avec cette naiveté et cette lumière dans les yeux. L'innoncence en personne.
Moi, du moment que le reste est fait, je ne cherche pas à le contrariers. C'est la récréation. Déjà que, mettez-vous à sa place! - il n'y a plus d'étiquettes à coller sur les emballages (remplacez par des emballages tout prêt ne nécessitant plus de grande gommettes). Le pauvre, ça lui a foutu un de ces coup! Alors je lui laisse la timeuse...
Je rigole un peu et lui dit toujours la même chose: "Aaaah, ben enfin Grudule, tu m'as timé à ce soir, je suis périmée ce soir, ça va pas du tout!..." Et puis je fais semblant de ne pas être trop contente. Je le mets en garde faussement. Pour le fun. Parce que ce que je ne dis pas à Grudule, c'est que moi, qu'on me time, j'adore ça!

J'aime que l'on time. D'un point de vue, ...mmmh, sensoriel. Lorsque la timeuse se pose sur moi - le dos, les bras, ou n'importe quel endroit en fin de compte- je frissonne! Je parle d'un frisson très agréable. La timeuse déclenche en moi une réaction en chaîne; une étiquette de déposée, ce simple contact, cet insignifiant et minuscule bout de plastique qui me touche, et me voilà parcouru de long en large par un intense frisson. Un frisson qui se propage de haut en bas. Que je sens se répandre jusqu'au bout de mes membres. Mais en même un frissons très cours. La timeuse est à peine au contact du corps, qu'elle est déjà repartie... Et cette sensation agréable, ainsi que ce pincement difficile à décrire, ce truc inexplicable, s'en va tout aussi vite. Bon, ça dure un peu plus longtemps tout de même (plus que le temps du contact).
Alors bon, quand Grudule me time vingt fois de suite quand je passe par là, je profite. Je le laisse faire. Si ça l'amuse...
Evidement, la direction ça ne les amuses pas trop. Ou pas bien longtemps. Alors quand ils le prennent sur le fait, ils le sermonnent gentillement. Si il ne le prennent pas sur le fait, il me découvre plus tard le dos, les bras, les cheveux comme un sapin de Noêl. Certains sont très ferme avec lui vis à vis des sapins d'étiquettes de timeuse. Il est aussitôt déçu. Et moi aussi.
La bonne nouvelle c'est que la timeuse est rarement au repos. Et elle est bien souvent mal traitée par leurs utilisateurs. Très peu savent la remettre en état de marche correctement d'ailleurs. J'en fait partie. Elle à pris pas mal de coup. Une timeuse c'est résistant, mais il ne faut pas pousser mémé dans les escaliers. Et c'est ainsi, à force que mauvais traitements, que notre animal à rendu ll'âme la semaine dernière. Elle à bien évidement été remplacée sur le champs! J'ai donc un peu de temps devant moi avant qu'elle ne commence à déconner!
Bon, Grudule est en vacances. Mais il reviendra assez vite. Roh et puis, même si il ne le font pas vingt fois de suite, de temps en temps, un de mes nombreux collègues passe par là avec la bêbête et pose la tête en plastique sur moi. Pour la blague. Un instant cours. Une fraction de seconde peut-être. Une seconde? Une agréable seconde. Jusqu'à la suivante...

Alice Smith - Dream
[ Flan n°2 - Prendre des mesures ]
18h19 - 9,5°C
Saison 6 épisode 16

Par où commencer. Les jours passent et se ressemblent tous. Ou presque.
Il s'avère que je n'ai rien envie de faire. Et que je cogite beaucoup.
Je ne supporte plus rien ni personne. C'est terrible. Et je suis constamment malade. J'en viens même à me demander si ce n'est pas psychologique. De manière général je suis "malade de fatigue". Trop de journée à rallonge, de sommeil en retard et que sais-je encore me rendent malade. Je suis prise de migraines ophtalmiques, avec, si j'ai de la chance, nausées, mal au coeur, mal partout dans le corps. Je suis bonne à m'écrouler par terre, épuisée et le moindre mouvement d'oeils me fait perdre l'équilibre. Plutôt pas pratique. Ces derniers temps, ce mal, ces migraines se font nombreuse. A tel point que je ne sais plus qui accuser. J'avais déjà exclu le mousseux, la lichette à 1 euro 50 dans le kir, la clope, le diffuseur électrique de A. ... Du coup, là, je ne sais plus. Même en buvant de la tisane, assise tranquillement dans un coin, je suis malade. Et évidement, vous vous en doutez, J'ai été malade au nouvel an. Dans la voiture qui me conduisait au festivité déjà, je ne me sentais pas bien. J'ai franchement la poisse. Du coup, socialement parlant, ça devient très compliqué. Et plus je lutte, plus je suis malade, je traîne toujours trop...
Déjà ça, ça me refroidie, et ça ne me donne plus envie de faire quoi que ce soit! Quand on est pas bien, on est toujours mieux chez soi, dans son propre lit, et on évite les situations qui nous rendent malade. Je suis en mode bouderie médicales. Rien n'est fait pour aller. Il pleut des cordes dehors, il fait froid, je suis fatiguée, je ne bouge pas. L'ambiance au boulot est exécrable.
Je suis repliée sur moi-même et ne peu plus nier l'évidence: je m'ennuie et je suis seule.
Mes amis ne sont même pas fichus d'envoyer des sms communs pour la nouvelle année. Bien que je me fiche de la nouvelle année, je veux dire par là que c'est l'une des rares occasions de faire "coucou on est là. On est loin, mais on t'as pas oublié". Et le tout, de façon totalement involontaire: on clique sur "envoyer à tout le répertoire". Comme ça même les gens don on n'a rien à faire ou qu'on aurait pu oublier, reçoivent un message. C'est complètement con au final. Et ça coûte presque plus rien puisque tout le monde se ruine avec des forfaits tout compris tout illimité.
Et bien mon portable n'auras pas sonné milles fois. Un message de ma mère, un de ma cousine, et un de collègue de boulot. Et mes ami(e)s dans tout ça? Oui, je sais, c'est aussi très con d'en faire un flan alors que je me fiche du sms de nouvel an. Mais il y a des moments comme celui-là, dans mon état psychologique actuel, où on n'a vraiment l'impression de ne plus avoir d'ami(e)s. Une sorte de rappel à l'ordre. Après le "Souviens-toi que tu vas mourir.", le "Souviens toi que tu n'as plus d'ami(e)s.".

Je suis d'humeur morose. Je me concentre sur des conneries de flans comme celle-ci. Et il fait moche. Et je me sens à nouveau totalement perdue et désespérée professionnellement parlant. Et j'aimerai que ce soit une chose à la fois et non pas tout en même temps.
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Je songe à reprendre des résolutions. Non, pardon, cette année j'ai pris la résolution suivante: ne pas prendre de résolutions. C'est facile, ça évite les déceptions, ça ne coûte rien du tout et ça se tient tout seule. C'est simple; ça se fait sans que l'on n'y pense! En fait, je songeais plutôt - et ce, bien avant les fêtes, donc, à dissocier - à prendre des dispositions. Je ne les aient pas encore misent en pratique, pour la simple et bonne raison qu'elles ne sont pas encore établies.
Je ne fait qu'y penser. Mais le simple fait de penser à réfléchir à des dispositions à prendre...ça me déprime. Enfin je crois. Ca titille un peu la conscience. Je cogite. Non pas que je soit retourner au point 0 - je n'ai rien commencer - mais que les idées qui ne mènent à rien, ou à des soucis ne me soit toujours pas sorti de la tête. C'est dingue.
Et même si je ne devais rien prononcer, rien appliquer, ça ne change rien. Le problème qui me fait prendre les dites dispositions est toujours là. Du moins, j'y pense. De temps en temps, comme ça, cette saloperie m'effleure l'esprit.
A chaque fois je ne fais rien, je prends la simple décision de prendre des mesures. C'est tout.
Mais voilà. J'ai été effleuré.
Shape Of Despair - Entwined In Misery (Illusion's Play)
